Recherche par lecteur : Jean-Claude Durak
60 résultats. Page 1 sur 3.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 4h. 49min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22534
Résumé:En explorant inlassablement le chemin et ses détours qui, depuis la Grèce ancienne, mènent au monde dans lequel nous vivons, Pierre Vidal-Naquet a construit une oeuvre singulière aux facettes multiples. Personnalité complexe, se définissant lui-même comme « double » - historien et philosophe, historien et philologue, historien et citoyen -, il n'a cessé d'intervenir dans les affaires de la cité. Ses combats - la torture, la « raison d'État », le négationnisme -, il a toujours voulu les mener en historien qui cherche les documents, établit les faits, démonte les mythes, anciens comme contemporains, confond les falsificateurs et les imposteurs. Une enquête qui, selon ses mots, lui a donné le sentiment d'engager sa propre existence. Dans ces entretiens, interrompus par la mort, Pierre Vidal-Naquet exprime, avec la force de la simplicité, l'ardeur et la constance de ses convictions, sa passion pour la vérité, sa foi en l'amitié.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 35min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 21013
Résumé:François Bott aime les femmes et certaines plus que d'autres. Il nous propose dans Femmes extrêmes de partager son intimité littéraire et affective avec quelques-unes d'entre elles : Zelda Fitzgerald, symbole de toutes les générations perdues ; Ava Gardner, la sublime comtesse aux pieds nus ; Helen Hessel, l'héroïne de Jules et Jim ; Billie Holiday, la plus grande chanteuse de blues ; Milena Jesenska, la passion de Franz Kafka ; Julie de Lespinasse, l'amoureuse mystique du siècle des lumières ; Carson McCullers, la fiancée de l'Amérique ; Louise Michel, l'héroïne de la Commune de Paris ; Edith Piaf, dont les brèves amours avec Marcel Cerdan firent pleurer la France : Sylvia Plath, météore des lettres américaines : et Jean Rhys, la passante exotique de toutes les rives gauches d'Europe.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 2h. 47min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 23078
Résumé:Il y a le SDF qui vous guette tous les jours à la sortie du supermarché et que vous voulez éviter sans pour autant avoir l'air d'un monstre d'égoïsme, les amis que vous rencontrez au retour des vacances et qui vous remercient pour la carte que vous avez oublié de leur envoyer, le copain qui vient de virer mystique et vous raconte sans rire qu'il a rencontré Dieu. La vie est prodigue en situations délicates surtout pour un timide qui voudrait éviter de se faire remarquer. Serge Joncour répertorie quarante-cinq de ces scènes où la gêne du narrateur fait le plaisir du lecteur. Au restaurant, dans l'ascenseur, sur la route, à la plage. Ce ne sont jamais de véritables drames et le cocasse l'emporte toujours sur le tragique mais tout de même, bien souvent, le hasard fait mal les choses. Une scène de ménage en plein restaurant par exemple, cela fait mauvais effet mais si vous découvrez, après la sortie théâtrale de votre compagne, que vous êtes venu sans argent parce c'est elle qui vous invitait, la situation se corse. Ou si le SDF à la sortie du Monoprix c'est vous, et que vous êtes reconnu par un de vos anciens camarades d'école, qui lui, a réussi. Quelle honte!
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 4h. 26min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 22590
Résumé:Chien blême réunit d'autres inédits posthumes, tous antérieurs à 1950 : l'écrivain encore hanté par ce qu'il avait vu et vécu pendant le conflit mondial, se heurtait alors à une société qui faisait de l'oubli la condition de sa reconstruction. Le présent recueil apporte un éclairage précieux sur cette période. De la brutalité nazie à la force rédemptrice de l'amour, en passant par l'aspiration à la liberté par la désertion, Heinrich Böll est déjà là, tout entier, à scruter le comportement des hommes placés dans des circonstances exceptionnelles. Il se révèle déjà un maître de la « forme brève », capable de condenser en quelques pages avec une ironie cinglante l'absurdité de la guerre ou l'immoralité du capitalisme. Pour la première fois, un texte, « Les Ardents » écrit en 1936, permet au lecteur de découvrir que la vocation de l'écrivain ne date pas de 1945 Né en 1917, il est au printemps 1939 convoqué pour une «courte période » qui s'achève en 1945. Plusieurs recueils d'essais, une centaine de nouvelles, une douzaine de romans marquent sa carrière littéraire, couronnée par de nombreux prix -en France le prix du Meilleur Livre étranger pour Les Enfants des morts - le Nobel de littérature en 1972. Il meurt le 16 juillet 1985.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 9h. 10min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 23459
Résumé:Gottland, c'est ainsi que le brillant journaliste polonais Mariusz Szczygiel nomme la République tchèque, en jouant avec le nom d'une vedette de la chanson. Sur ses voisins, qu'il chérit et dont il parle la langue, il signe un livre érudit et magistralement composé où l'on trouve des personnages et des histoires insolites : l'édification du plus grand monument de Staline au monde ; l'ascension et la chute d'une star du cinéma tchèque dont Goebbels était tombé éperdument amoureux ; l'épopée de la dynastie Bata ; les subterfuges de la nièce de Franz Kafka pour garder l'anonymat. Sous couvert de merveilleux petits contes cruels, Gottland est une radioscopie subtile de la dérive du totalitarisme - le récit d'un "avenir radieux" raconté par les victimes qu'il a engendrées.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 8h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22655
Résumé:C'est une lente et funèbre progression qui mène le capitaine Marlow et son vieux rafiot rouillé, par les bras d'un tortueux fleuve-serpent, jusqu'au "coeur des ténèbres". Kurtz l'y attend, comme une jeune fille endormie dans son château de broussailles. Ou comme Klamm, autre K., autre maître du château tout aussi ensorcelé de Kafka. Éminemment moderne, le récit de Conrad, écrit en 1902, suscitera toutes les interprétations : violent réquisitoire contre le colonialisme, féconde représentation d'une libido tourmentée, rêverie métaphysique sur l'homme et la nature, chacun de puiser selon son désir dans ce texte d'une richesse et d'une portée sans limites. Car au bout du voyage, les ténèbres l'emportent. L'illusion domine un monde où pulsions de mort, masques et travestissements ont stérilisé l'amour. Mais pas le rêve qui, par la magie de cette écriture inflexible, se lève et déploie ses splendeurs comme une brume aux échos incertains.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 50min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 22337
Résumé:Rochdy Alili raconte l'histoire de cette religion à partir de la révélation du Coran au prophète Mohamed il y a près de 1400 ans. Il explique comment l'Islam s'est mis en place, comment il est devenu un empire, comment il n'a cessé de se diviser. Il montre comment se sont constitués ses écrits, sa tradition, son droit. Il décrit la doctrine, la spiritualité, le sens des obligations musulmanes.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 5h. 48min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 22728
Résumé:Paru en 1992, Pipelines, d'Etgar Keret, signait l'entrée fracassante, sur la scène littéraire israélienne, d'un écrivain qui s'imposait d'emblée comme un inventeur de formes capables de traduire, à l'intention de générations nouvelles, un monde à tous égards entré en mutation et qu'ébranlaient, en Israël comme ailleurs, de violentes et multiples convulsions. Si les textes qui composent Pipelines portent l'empreinte d'un surréalisme métaphysique qui rappelle Kafka ou Gombrowicz, et si y transparaissent les liens que Keret entretient avec la culture de l'Europe centrale, la vigueur et la maîtrise qui les caractérisent en font des créations puissamment originales. Composées comme en apnée, ces vignettes avec personnages, traçant des lignes de fuite aussi déviantes qu'insolites, sont en effet autant de fragments prélevés sur le réel dans un geste créateur d'une audace formelle qui métamorphose sur-le-champ le monde en objet d'inattendue méditation. En usant de vertigineux changements de focale, l'écriture d'Etgar Keret opère à chaque instant un déplacement nécessaire, jubilatoire et libérateur, où se dévoile le scandaleux visage d'une sagesse aussi inédite qu'authentique.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 6h. 35min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21014
Résumé:Reiko "n'entend plus la musique", autrement dit, elle est incapable d'éprouver du plaisir sexuel. Mishima, en empruntant la docte apparence de son narrateur-psychanalyste le docteur Shiomi, nous conte son histoire et nous entraîne, avec une joie non dissimulée, dans les chausse-trapes de l'univers mental de la jeune mythomane. De mensonges en coups de théâtre, dans une perspective en trompe l'œil où les situations les plus tragiques sont passées au filtre d'une subtile ironie, l'écrivain nous mène par le bout du nez, comme le fait Reiko avec son trop crédule analyste. Au dénouement, à l'instant où, la vérité s'étant dévoilée, l'on va refermer le livre, on aura aussi découvert un autre masque de Mishima : celui de l'écrivain capable de rire - surtout de ses propres obsessions - et de divertir son lecteur avec des sujets graves, et qui pour ce faire n'hésite pas à recourir à un suspense de roman policier et à un ton parodique jusque-là absent de son oeuvre.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 4h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22731
Résumé:Hantée par ses souvenirs, ceux d'une vie antérieure merveilleuse et ceux de la souffrance indicible infligée par ses bourreaux, Héléna a vacillé. Entre fiction et réalité, entre ombre et lumière, elle a effacé des preuves et inventé des faits pour se construire un monde à elle. Par petites touches, sans pathos, au travers d'une série d'anecdotes intimistes et souvent drôles, se dessine le bouleversant portrait d'une femme rescapée de la Shoah. Une mère atypique et déconcertante, animée d'une farouche volonté de vivre.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 2h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22530
Résumé:Réalisateur consacré, Simon Jodoin voit sa vie basculer à la fin d'un tournage lorsque, dans son oreille, se met à siffler un bruit étrange, persistant, semblable à celui d'une bouilloire, qui se transforme en une véritable obsession. Impuissant à contrôler l'émotion fébrile qui s'empare de lui, il vit un réel film d'angoisse dont il est à la fois l'acteur et le metteur en scène. Le récit de cette expérience traumatisante, sous la plume d'un généreux écrivain, devient tout un cinéma.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 36min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 23980
Résumé:L'évolution ne se contente pas de raconter l'histoire de la vie avec ses fossiles emblématiques devenus héros de cinéma comme les dinosaures et les mammouths. Ce récit pourtant n'est pas un conte ou un mythe, mais une chronique fascinante construite par la science. De grands scientifiques (Lamarck, Darwin, Gould, etc.) nous aideront à comprendre pourquoi il y a toujours des espèces, qui apparaissent, d'autres qui se diversifient et d'autres encore qui s'éteignent. Et nous nous demanderons aussi pourquoi la théorie de l'évolution se heurte encore à tant de résistances. [...]
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 5h. 40min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21114
Résumé:Certains disent que le cœur d'Istanbul est rempli de Dieu, et que la présence du Très-Haut a quelque chose de charnel, comme si la ville était un œil posé sur le grand corps divin, avec toutes ces sources qui ruissellent, les fleurs et les grappes de raisin des mosaïques, et les eaux du Bosphore où coule l'infini de la lumière. Si tous les peuples sont venus hennir du côté de ce premier Orient, qui fut aussi longtemps la capitale et le conservatoire de l'Europe, ce n'est pas seulement à cause de l'assise royale de la ville sur les extrémités de deux continents, à cette confluence d'Asie et d'Europe, comme on dit. Il y avait autre chose.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 11h. 11min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 21905
Résumé:" Paria ! " Voilà un mot que Monroe Hall voudrait voir disparaître du vocabulaire. Est-ce sa faute à lui s'il est né riche et qu'il n'a pas résisté à empocher l'argent de ses actionnaires, les poussant au désespoir ou à la colère ? Est-ce sa faute encore s'il a pu échapper à la justice et transformer l'ensemble de ses biens en une fondation, dont il est le désintéressé gérant ? Et pourquoi son professeur de musculation lui en veut-il d'avoir signalé aux impôts les sommes qu'il lui a versées en liquide ? Cela justifie-t-il qu'on l'appelle un " paria ", et qu'il n'arrive plus à avoir de vie mondaine parce qu'aucun employé de maison ne veut travailler pour lui ? Le destin est trop cruel. Jusqu'au jour où, comme par miracle, son agence lui envoie un merveilleux groupe de serviteurs : un majordome, un chauffeur, un secrétaire, un garde du corps. Seulement voilà : Monroe Hall ne sait pas que le véritable nom de son majordome est John Dortmunder et que lui et ses amis ont l'intention de vider sa grande demeure de sa magnifique collection de voitures anciennes. Mais Dortmunder n'imagine pas combien de gens haïssent Monroe Hall. Lorsque ce dernier disparaît sans laisser de trace, la police fait son apparition. Et comme tout amateur de romans policiers le sait, dans ce genre d'histoire le principal suspect est toujours... le majordome. Dortmunder est de retour, et ses aventures sont plus que jamais inénarrables. La presse américaine a souligné que, avec ce personnage, Donald Westlake a quasiment inventé un nouveau genre littéraire. La " Dortmundermania " est à son apogée dans ce nouveau chef-d'œuvre.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 14h.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 21165
Résumé:" Que sais-tu sur Buenos Aires ? " demande son oncle à Pepe Carvalho. " Tango, disparus, Maradona ", répond le détective qui part pour la capitale argentine, à la recherche de son cousin Raul qui a disparu. L'aventure commence dans l'avion. S'enchaînent ensuite les coups bas, les coups de poing, les coups de cœur, les surprises gastronomiques et vinicoles, les plongées dans la métropole du Rio de la Plata sur un rythme effréné. Depuis le tango qu'on écoute dans les boîtes glauques, Borges qu'on se récite à tour de page et qui sert de référence à la dérive de Pepe dans la ville, les yeux verts d'Alma, la belle militante dont la fille aussi a disparu lors des tragiques événements de 1977, les parties dans les hautes sphères du pouvoir, les festins pantagruéliques, jusqu'aux assassinats qui donnent au détective du fil à retordre, Vazquez Montalban nous entraîne dans une découverte passionnante du Buenos Aires d'aujourd'hui, drôle et pathétique à la fois, sensible et acérée. On ressort, de la lecture de cette enquête très réussie, avec le sentiment que la nostalgie désespérée du détective barcelonais n'est pas vraiment gratuite.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 20h. 49min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21577
Résumé:Poète et peintre, Juif converti ou catholicisme, homosexuel noceur en lutte contre ses penchants, proche des plus grands artistes puis reclus... Max Jacob est protéiforme et contradictoire, insaisissable, en perpétuelle transformation. D'où peut-être une destinée littéraire en demi-teinte. Par se personnalité, son œuvre et son parcours, il incarne pourtant l'incroyable richesse du paysage littéraire français dans la première moitié du siècle dernier. Né à Quimper, Jacob débarque à Paris en 1895. Peintre, il survit de petits métiers et se passionne pour la littérature et la musique. Autour de la communauté artistique du Bateau-lavoir, il noue avec Picasso une amitié profonde et tumultueuse puis rencontre Apollinaire et André Solmon. Avec la publication du Carnet à dés, en 1916, Jacob est enfin reconnu et après guerre, une exposition et de nombreuses publications attestent de son succès. Artiste complexe, il fut également un véritable " découvreur " de talents, encourageant peintres, écrivains et musiciens et se dévouant corps et âme à la cause de ses nombreux amis. Max-le-drogué, Max-le-clown, Max l'homosexuel mène une vie mondaine agitée, proche entre autres de Jean Cocteau et Pierre Reverdy. Converti au catholicisme dès 1909 et baptisé en 1915, il se retire en 1921 au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire, partiellement d'abord puis définitivement à partir de 1931. En février 1944, la Gestapo vient l'y chercher et il meurt le 5 mars au camp de Drancy. Béatrice Mousli restitue la variété et la richesse de l'œuvre de Jacob, romans, nouvelles, poésies fantaisiste et surréaliste avant l'heure, mais aussi une correspondance considérable. Max Jacob retrouve ici la place qui est la sienne, celle d'un homme à l'esthétique et à la pensée éminemment libres, en quête perpétuelle : un passeur ou destin tragique.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 6h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21100
Résumé:" - Maintenant, c'est le théâtre qui sera notre famille, dit-il. Cela me fit réfléchir. Je pensai au nouveau projet, L'Opéra de quat'sous, à la troupe dont j'allais faire partie. C'était effectivement sa famille. Ses amours. Bess Hauptmann avait fait une grosse partie du travail d'écriture ; Weigel jouait le rôle de la tenancière de la maison close ; c'était Casper Neher qui ferait le décor et c'était un de ses amis d'enfance, à Augsbourg. Nous lui appartenions tous. Je réfléchis à cette appartenance. La nuit qui suivit, j'étais heureuse, tout simplement, de faire partie de sa famille. De l'avoir en train de marcher à mes côtés et de parler avec lui comme aux premiers jours de notre amour... - Je pourrai tout contrôler, dit-il dans l'escalier qui menait à ma chambre. - Contrôler, dis-je en ouvrant la porte. Je n'aimais pas ce mot qui brisait l'atmosphère romantique. - C'est comme cela qu'il faut travailler, dit-il en s'énervant. " Chanteuse de cabaret montée sur scène par hasard dans le Berlin de l'entre-deux-guerres, Frieda Bloom a passé sa vie dans l'ombre de Bertolt Brecht, son seul amour mais aussi le seul homme qu'elle fut toujours obligée de partager avec cent autres. E Histoire, aussi, s'est acharnée sur Frieda : chassée d'Allemagne par la montée du nazisme, chassée d'Union soviétique pendant les purges staliniennes, chassée d'une Amérique en proie au maccarthysme, sa vie est une fuite en " si " mineurs.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 14h.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23112
Résumé:Jules Vallès, jeune bachelier, ne trouve pas de travail pour une raison bien simple : c J'ai dix ans de colère dans les nerfs, du sang de paysan dans les veines, l'instinct de révolte... ne voyant la vie que comme un combat, espèce de déserteur à qui les camarades même hésitent à tendre la main, tant j'ai des théories violentes qui les insultent et qui les gênent; ne trouvant nulle part un abri contre les préjugés et les traditions qui me cernent et me poursuivent comme des gendarmes. » Dans ce deuxième volume autobiographique, entre L'Enfant et L'Insurgé, Jacques Vingtras le réfractaire manifeste au Quartier latin, échafaude avec ses amis mille projets révolutionnaires. L'écriture est enflammée, pleine d'humour. La Commune se profile à l'horizon. En attendant il faut vivre : il sera pion.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 29h. 39min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21727
Résumé:Aristide Briand (1862-1932) est à la fois célèbre et méconnu. En dépit de la multitude de rues qui portent son nom, du prix Nobel de la paix qui lui a été décerné en 1926, et de sa popularité dans les dernières années de sa vie, il n'occupe pas dans la mémoire nationale la place qui lui revient. Comme si les insultes de l'Action française et l'inimitié de certains ténors de gauche et de droite brouillaient toujours son image ; comme s'il avait bien été l'inculte et paresseux politicien opportuniste, l'anticlérical à tous crins et sur ses vieux jours le pacifiste bêlant livrant la France à l'Allemagne que ses adversaires ont dépeint. Quelle injustice ! Voilà au contraire un homme parti de positions extrémistes (la grève générale...) et venu aux affaires afin de concilier les inconciliables. Sans lui, qui fut le rapporteur de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, la question religieuse aurait pu tourner à la guerre civile : il a su amener les protagonistes à se ranger à un texte de compromis toujours en vigueur. Avant et pendant la Grande Guerre, il fut un bien peu pacifiste ministre et président du Conseil, élaborant en 1913 la " loi des trois ans ", imaginant en 1915 l'expédition de Salonique afin de prendre les empires centraux à revers et menant une diplomatie au service de la victoire, notamment au moment de Verdun. Une fois la paix revenue, il tente avec lucidité et fermeté de tirer le meilleur parti du nouveau système international (SDN) pour contraindre l'Allemagne à jouer le jeu. Toujours pour assurer la sécurité de la France, sa préoccupation première, il se fait le " pèlerin de la paix " et promeut un projet d'union européenne qui ne verra le jour qu'à la fin des années 1950. Ce parlementaire à la belle longévité (1902-1932), cet orateur hors de pair sachant convaincre, ce grand homme d'État (de multiples fois président du Conseil et ministre des Affaires étrangères), cet esprit libre (il ne s'est pas longtemps accommodé des lourds et dogmatiques appareils politiques) s'est voué à la chose publique exclusivement, délaissant une carrière d'avocat qui s'annonçait brillante et ne sacrifiant guère à la vie privée - célibataire, il eut de nombreuses aventures et quelques amours durables (parmi lesquelles la comédienne Berthe Cerny et Marie Bonaparte). Il était nécessaire de remettre Aristide Briand dans la galerie des hommes illustres de la République. Gérard Unger y est parvenu avec science et talent.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22137
Résumé:Johan Moritz Rugendas est un "peintre de genre" allemand de la première partie du XIXe siècle, un des grands "peintres voyageurs" de son temps, que Humboldt lui-même admirait et considérait comme un maître dans l'art de la "physionomie de la nature". Rugendas fait deux grands voyages en Amérique latine. Lors du second, en 1837, dans la province argentine de Mendoza, il touche au centre secret dont il avait toujours rêvé : le point des horizons "équidistant des horizons", dans les plaines immenses de l'Argentine où il espère découvrir "l'autre face de son art" et qui l'obligera à créer un nouveau procédé de représentation. Il entreprend ce chemin périlleux en compagnie d'un autre peintre allemand, Robert Krause, d'un vieux guide et d'un jeune cuisinier. Le prix pour lui en est immense, monstrueux : un épisode dramatique interrompt sauvagement la traversée et marque à jamais son corps et sa vie - son art, sa jeunesse.